Carnet de bord

Golfe du Mexique : de Miami au pays Maya

Après de longues recherches guidées par mon envie d’évasion, de dépaysement mais aussi par un budget relativement serré, je finis par dénicher un vol Paris-Miami en promo sur Internet. Ma 1ère idée est donc de parcourir la Floride mais l’entrée dans ses extraordinaires parcs d’attraction étant réservée à un futur voyage avec Emma et sa Tata, j’ai l’idée de traverser le golfe du Mexique tout proche pour passer une semaine à la découverte du pays des Mayas. Je m’occupe de la préparation de notre itinéraire et des diverses réservations, David prendra sur place ses missions habituelles (notamment la conduite et la pratique de l’espagnol !).  

Jeudi 3 novembre 2011  

Alors que l’on quitte la Grande Motte, la radio nous annonce que l’Hérault est passé en alerte rouge sous une pluie violente qui fait sortir de son lit le fleuve au nord du département. Un arbre s’abat sur l’avenue principale qui mène à Montpellier et à l’écoute de ce bulletin météo calamiteux nous craignons de ne jamais atteindre la gare ! On y est finalement dans les temps et montons tous les 3 à bord du TGV pour Paris. Arrivée tardive à l’hôtel de Maubeuge près de la gare du Nord où Emma va dormir pour la 1ère fois dans un grand lit sans barreaux ! On cale nos valises contre le matelas par mesure de sécurité en cas de chute ! Mais la nuit se passe sans encombre.   

Vendredi 4 novembre 2011  

Réveil à l’aube pour une journée marathon. Nos 2 passeurs d’enfant sont opérationnels et on les remercie encore pour leur précieuse aide. Alors que David et moi partons pour Orly, Nico garde Emma à l’hôtel en attendant l’arrivée de ma sœur en provenance de Metz. A l’aéroport, rassurés par téléphone sur le fait qu’Emma gère plutôt bien notre départ, nos bagages sont enregistrés, l’avion est annoncé à l’heure, je commence un peu à dé-stresser autour d’un petit dej’ bien mérité. David, toujours aussi zen, concentre son énergie sur la filature des joueurs de rugby du Racing Métro présents sur le site. Nous embarquons vers midi à bord du boeing Corsairfly à destination de Miami.

Après un léger retard dû à des flux de passagers, nous décollons pour une dizaine d’heures de vol. Pour la petite anecdote, David a vu seulement 3 films au cinéma cette année, dont "Harry Potter" et "Il n’est jamais trop tard"… devinez quels sont les 2 vidéos projetées dans l’avion ?!!! Atterrissage vers 17h30 heure locale, précédé d’une magnifique vue sur les gratte-ciel de Miami et sur les nombreuses petites îles de la baie avec leurs superbes résidences.  

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Attente interminable pour les formalités d’entrée sur le territoire américain (relevé d’empreintes, photos, contrôle d’identité, douane,… etc). Après avoir débusqué nos valises entassées au fond d’un hall, nous échappons (par tirage au sort) à leur fouille approfondie ! On fait 2 fois le tour de l’aéroport pour changer nos € en $, vérifier que notre vol de dimanche pour Cancun est OK puis pour attraper notre navette qui nous conduit au Best Western International Premier de Flagler Street.   Très belle chambre avec un "king size bed", on s’y perdrait presque ! Fatigués par ce long parcours, nous n’allons pas + loin que le "Pizza Hut" du coin pour dîner avant de nous effondrer pour une bonne nuit de sommeil.  

Samedi 5 novembre 2011  

Journée consacrée à la découverte de la capitale de la Floride. On se fait déposer à Bayside Market qui s’éveille tout doucement, rien à voir avec l’agitation que l’on y trouvera quelques heures + tard.  
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On remonte Biscayne Boulevard...  

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... jusqu’à la Freedom Tower, monument atypique à l’architecture méditerranéenne au milieu des buildings. Premier gratte-ciel de Miami construit en 1925, il abrite le mémorial cubain de l'immigration. En effet, dans les années 60, il a servi de centre d'accueil à 450 000 Cubains qui fuyaient le régime Castro. C'est là qu'ils ont senti les premières effluves de la liberté, d'où le nom de Freedom Tower.    

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Puis nous traversons le quartier de Downtown. J’avais confié le plan de la ville à David pour trouver le visitor center… Après 1h de marche entre les tours, on se retrouve dans un quartier résidentiel où je ne soupçonne pas l’existence éventuelle d’un office du tourisme ! Sans doute perturbé par les nombreuses joggeuses en tenue légère, David s’est "juste" trompé d’un petit millier de numéros de rue !!! Heureusement que le paysage urbain est sublime car on doit rebrousser chemin pour trouver au final le visitor center… fermé le WE !    

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On emprunte le métro aérien qui sillonne la ville entre les buildings puis on prend le bus jusque South Beach. Changement de décor, on longe la marina où sont amarrés des yachts avant de rejoindre l’immense et célèbre plage de Miami. Nos paillottes grands-mottoises font triste figure par rapport aux luxueux bars & restaurants de plage locaux. Certains proposent même des lits à baldaquins (à la place des transats !) où une riche clientèle peut se prélasser sur d’énormes coussins, cocktails à la main. 

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On hume l’air de l’océan tout en admirant les jolies cabanes colorées des sauveteurs.

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Après une pause smoothie chez "Starbucks" (chacun ses valeurs !), on loue des vélos pour remonter Ocean Drive. La promenade en bord de mer entre les palmiers de Lummus Park est très agréable. On rend nos engins sur la très animée Lincoln Road puis on reprend un bus en direction de Bayside Market.   Ce centre commercial ouvert est un lieu de passage pour les touristes mais aussi pour les habitants de la ville qui viennent y profiter des concerts en plein air quotidiens. Comme à San Francisco, on prend une délicieuse petite collation de crevettes au Bubba Gump Shrimp !  

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Nous embarquons ensuite pour une petite ballade dans la baie.   

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On croise de gigantesques paquebots de croisière, véritables villes sur l’eau mais aussi des "petites" vedettes privées où la jetset locale se donne en spectacle (musique, alcool et bimbos à gogo !).  

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On navigue autour de petites îles parsemées, où les maisons de milliardaires ont fleuri.   

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 On admire ces immenses propriétés érigées dans un cadre idyllique.  

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Après une petite averse, le soleil perce à travers les nuages au-dessus de la skyline.   

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On rejoint le quai puis Downtown où, à la nuit tombée, certaines rues prennent un autre visage, nettement moins bling-bling. La pauvreté et la précarité d’une catégorie de la population refait surface, en complète contradiction avec l’éblouissante et exubérante société de consommation où l’argent semble si facile dans une vie de luxe. On quitte le cœur de la ville par le bus N°11 qui nous conduit jusqu’à Lejeune road au pied de notre hôtel et restons fidèles à notre "Pizza Hut" pour le dîner !  

Dimanche 6 novembre 2011  

Après une nuit entrecoupée de périodes d’insomnies dues au décalage horaire (-6h par rapport à la France, +1h cette nuit avec le passage à l’heure d’hiver américaine), on se rend à l’aéroport pour s’envoler vers le Mexique (où l’on va encore être décalés de 2h !).  

On admire depuis l’avion les eaux turquoises de la mer des Caraibes avant de se poser à Cancun. Puis on récupère chez Europcar une vieille Chevrolet très chevrotante !!!

Route vers Akumal où nous attend notre 1er hébergement mexicain : la Villa Brisas. Jolie maison les pieds dans l’eau. La chambre est un peu humide mais nous sommes en zone tropicale, en fin de saison des pluies. Accueil agréable de Kerstin (et de son fils) qui nous recommande quelques bonnes adresses à Akumal pour manger et surtout pour observer les tortues géantes qui peuplent la baie.  
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J’embarque masque et tuba en espérant les voir dès ce soir, mais le soleil se couche très vite et je n’ai quasiment plus de luminosité quand je me précipite à l'eau. J’en ressors ¼ d’heure après sous une averse, la nuit tombe sans avoir vu l’ombre d’une carapace ! Je me change tant bien que mal à l’abri dans la voiture avant de rejoindre David resté sec et au sec !  

Excellente table au restaurant Lol’ha, ouverte sur la plage de sable blanc entre les cocotiers. Au menu ce soir pour moi : faritas ! On se couche très tôt en espérant que la journée de demain sera + riche en activité sous-marine… nous n’allons pas être déçus…

Lundi 7 novembre 2011

Réveil très matinal, nous partons pour Playa del Carmen où j’ai rendez-vous au club de plongée Phocéa pour un programme "refresh" de mon niveau I, avant l’exploration des fonds marins locaux. On prend notre petit dej’ dans cette célèbre station balnéaire que l’on parcourt ensuite au grès de ses boutiques de souvenirs.

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A 10h je commence en piscine ma petite séance de rappel des bases et règles de sécurité.

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Après un briefing avec les autres plongeurs, on monte à bord du bateau qui nous conduit sur le site de "Jardines". David embarque en passager clandestin non plongeur malgré moultes mises en garde de l’équipage sur les risques de mal de mer compte tenu de la houle ce jour ! Je rassure les lecteurs, il ne va finalement pas nourrir les poissons ! Message perso : Abi tu n’aurais pas supporté et je t’aurais encore récupérée assommée par une dramamine !!! Pour la 1ère fois, je quitte le bord par plongeon arrière, preuve par l’image :  

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Je descends avec Tristan et le reste de la palanquée (4 beaux jeunes hommes en formation d’instructeur rien que pour moi !) à une douzaine de mètres de profondeur. Petits poissons multicolores, murène, anémones vivent dans le récif. Puis, tout à coup, Tristan s’agite en me montrant quelque chose que je ne distingue pas au loin. Il me mime alors un aileron de requin avec sa main au-dessus de sa tête ! J’ai du mal à y croire, surtout que je ne vois rien ! On continue donc à palmer, au passage on croise une belle raie pastenage américaine, puis… les poissons pilotes des requins, puis… deux ENORMES requins bouledogues !!!

On avait déjà commencé notre remontée par palliers vers la surface, vu qu’il ne me restait plus que 30 barres dans la bouteille. Mais bien sûr, compte tenu des circonstances exceptionnelles et comme il est rare de pouvoir observer de tels spécimens, on redescend à leur rencontre, couteau de survie sorti et aiguisé au cas où… Mais avec le recul, vu leur taille impressionnante, notre petit canif leur aurait servi au mieux de pique pour nous consommer en apéri-cube ! Naïvement je pensais qu’il s’agissait d’une espèce de requins relativement inoffensive… heu… verdict de la recherche Wikipédia : "Le requin bouledogue est impliqué dans des attaques sur l'homme. Il est réputé pour son agressivité et sa tendance à attaquer sans provocation".

On est obligé de quitter nos requins car je n’ai presque plus d’air en réserve ! Après + de 50min de plongée, retour à l’air libre. En attendant que le bateau vienne nous récupérer, Tristan nous demande quand même de surveiller que les "gros poissons" ne se fassent pas menaçant sous nos palmes.

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On remonte tous un peu euphoriques sur le bateau et regagnons le plancher des vaches avant de revenir à Akumal pour déjeuner et replonger, cette fois en snorkelling avec les tortues. Place à l’émerveillement, elles sont bien présentes aujourd’hui ! Je concrétise alors un de mes rêves en nageant à leurs côtés. J’en aperçois une 1ère au loin que je prends d’abord pour une raie, puis en m’approchant je découvre qu’il s’agit d’une grosse tortue verte en train de brouter dans l’herbier. David qui maîtrise mal – très mal - la nage avec palmes-masque-tuba, me rejoint difficilement, il se débat tellement que j’ai peur qu’il assomme la tortue (et accessoirement qu’il se noie !). Enfin stabilisé je le laisse observer la tortue pendant que je pars à la rencontre d’une petite juvénile qui passait par là. Mon cher et tendre compagnon ayant ruiné mes pellicules (je lui en veux à vie !), ces photos ne sont pas prises par moi mais voici les merveilleuses créatures marines que nous avons pu admirer.

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Je resterai dans l’eau encore une fois jusqu’au coucher du soleil pour profiter de ce moment que j’attendais depuis si longtemps. Je me régale quand les tortues remontent à la surface, nageant à mes côtés pour reprendre leur respiration puis repiquent du nez vers le fond en se déplaçant de façon si majestueuse.

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Nous dînons de nouveau chez Lol’ha, puis rentrons nous endormir avec plein de belles images aquatiques en tête.

Mardi 8 novembre 2011

Encore levés à l’aube pour profiter du calme matinal de la plage d’Akumal. A 7h nous sommes déjà dans l’eau en quête de nos chères tortues que nous ne tardons pas à retrouver, toujours accompagnées de leurs fidèles poissons pilotes. On croise aussi de beaux poissons, mais les vedettes restent les tortues qui nous offrent un incroyable ballet en nageant toutes ensemble. J’en suis une qui m’emmène vers le large puis, en revenant vers le bord, j’en croise une autre en pleine course, passant comme une fusée dans la baie. Je trouve une jolie petite raie dans les algues avant de sortir prendre le petit déjeuner sur cette plage paradisiaque.

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Nous partons ensuite à Coba visiter notre 1er site maya à environ 1h30 de route d’ici. Petite présentation des lieux que l'on parcourt en vélo : il s'agit du site le plus important de la péninsule du Yucatan qui ne peut être comparé qu'avec Chichen Itza, son éternelle rivale. La cité s'étendait sur 70m2, dont seule une petite partie a été fouillée.   

Le groupe Coba est un ensemble qui permet d’apprécier un temple de 25 m de hauteur appartenant à la période du Classique ancien et connu localement comme " la iglesia " (l’église). On y trouve aussi des palais et des résidences qui montrent, par leur taille, l’importance que devait avoir cette Cité.

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La visite de ce groupe se complète par le jeu de pelote, qui comporte quelques représentations gravées de prisonniers. Le but du jeu était de faire passer la balle de caoutchouc au travers des anneaux. La balle ne pouvait être touchée qu'avec les genoux, les coudes, les hanches ou les fesses mais ni avec les mains ni avec les pieds. Ce jeu aurait parfois pris un caractère rituel avec le sacrifice de l’équipe vainqueur ou vaincue selon les hypothèses étudiées…  

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Le temple de Nohoch Mul est l’une des pyramides les plus hautes de toute la région maya. Nohoch Mul signifie le "grand massif " en maya. Il mesure 30 mètres de haut et au sommet a été édifié postérieurement un temple, ce qui lui donne une hauteur actuelle de 42 mètres. Nohoch Mul fut construit durant le Classique ancien (200 à 600 après J-C) certainement pour célébrer le pouvoir sacré des dignitaires de Cobá et pour servir de dernière demeure aux membres de la lignée dirigeante.

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Les efforts de l'ascension sont récompensés par une magnifique vue sur la forêt tropicale qui s'étend à perte de vue...

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Le groupe des peintures est un ensemble d’édifices construits durant le Post-Classique récent et dont le nom fait allusion aux fragments de fresques observés à l’intérieur du temple principal.

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Enfin, le groupe Macanxoc se compose de plateformes basses avec des petits temples et autels liés à des stèles commémoratives d’événements touchant les classes dirigeantes de Cobá. On pense qu’il s’agit d’un site dédié à des cérémonies funèbres.  

Sur le chemin du retour nous faisons une pause rafraîchissante à Gran Cenote. Les cenotes sont des gouffres remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer s'ils communiquent avec l'océan par des failles. Ils sont produits par un phénomène de dissolution et d'effondrement des terrains calcaires situés au-dessus d'un réseau souterrain de grottes et rivières.

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Les Mayas considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l'infra-monde, le gouffre représentant une bouche. Ils étaient utilisés comme réserve d'eau douce, mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles.  

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C’est très impressionnant de voir les stalagmites au fond de la cavité. Des petits poissons toquent à nos masques. On aperçoit des chauves-souris volant au-dessus de nos têtes dans la grotte et David trouve même une tortue d’eau douce qui sa baladait le long du ponton.

Retour, devinez où ? A Akumal bien sûr !!! Je ne résiste pas à une dernière plongée avec mes copines. David a capitulé, il m’attend au bar en descendant une bière ! Les tortues sont toujours là, une petite vient même me surprendre en me rejoignant, on nage côte à côte puis elle s’en va en me disant au revoir avec sa palme (bon, OK là mon imagination s’emporte un peu).

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Dernier dîner dans notre resto fétiche, je ramasse un peu de sable blanc en souvenir de cet endroit magique. Le vent de mer s’est levé ce soir et on s’endort au son des vagues qui viennent s’échouer sur le sable… inoubliable.

Mercredi 9 novembre 2011

Nous quittons la Villa Brisas, grosse journée de route aujourd’hui qui va nous mener vers le Sud du Pays à la frontière du Guatemala. Mais on s’arrête dans un 1er temps à Tulum (à une vingtaine de minutes d’Akumal) pour y visiter ses célèbres ruines qui surplombent la mer des Caraïbes. On arrive juste pour l’ouverture du site qui est tout à nous, pas de regret de s’être levés tôt quand on verra les hordes de touristes débarquer en bus 2h + tard.

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Cette cité maya avait pour nom originel Zamá, ce qui signifie la cité de l’aube. Tulum est aussi un mot maya signifiant barrière ou clôture, ce qui se comprend aisément puisque la cité est entourée d’épaisses murailles protectrices. Sa fondation semble remonter à 564 mais la majeure partie des vestiges date de la période postclassique tardive, c'est-à-dire après 1200. La cité maya de Coba (visitée hier) utilisait le site de Tulum comme un important port de pêche. Sa situation stratégique (entre les provinces de Cochuah et Cozumel), son édification sur le point le plus élevé de la Côte et son système de murailles défensives, ont fait ensuite de Tulum un lieu inévitable pour n’importe quelle route commerciale et pour l’exploitation des importantes ressources maritimes de la région.

Le côté Est se trouve en bordure de mer et bénéficie d’une petite falaise naturelle protectrice. On dénombre cinq accès et deux tours d’observation. Cela montre à quel point on souhaitait protéger le cœur de la cité.

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La petite baie qui permettait facilement d’accéder à la mer pour tous les bateaux destinés à la pêche et au commerce.

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Les villes mayas étaient surtout des sanctuaires, avec des temples et des palais. Là vivaient les personnages les plus importants, entourés de gardes et de serviteurs, tandis que les populations logeaient aux alentours dans des paillotes. Un nombre très important d’habitations se trouvaient donc à l’extérieur de la muraille et la plupart des monuments à l’intérieur avait des fonctions cérémonielles.

Bâtiment le plus élevé du site, le Castillo possède un grand escalier menant à un temple soutenu par des colonnes serpentiformes. Dans sa partie supérieure, interrompant la frise, se trouvent trois niches occupées par des figures en stuc.

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La chaussée principale est une véritable rue bordée de divers édifices résidentiels. Le plus important d’entre eux est le Temple des fresques. Les fresques conservées sur ses murs dépeignent une série d’êtres surnaturels vivant dans l’inframonde qui durant quelques instants apparaissent entre l’obscurité et la lumière.  

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La cité était encore habitée par les populations maya lors de l'arrivée des conquistadors espagnols, mais elle fut abandonnée au cours du XVIe siècle.  

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En sortant nous achetons des cartes postales et reprenons la route en direction de Chetumal. On s’arrête à Bacalar pour le déjeuner. Longue de plus de 50 kilomètres et large de 2 kilomètres, la "lagune aux 7 couleurs" de Bacalar présente en effet d’étonnantes variations de teintes bleues. Elle est surplombée par la bourgade du même nom où les espagnols ont construit un fort pour se protéger des attaques des pirates.

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On prend notre repas à l’hôtel restaurant "Laguna Bacalar" d’où l’on a une vue sublime sur le lagon.

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A quelques kilomètres de là, le Cenote Azul et ses eaux bleu nuit.

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On quitte la côte pour s’engager dans une région où la végétation est encore + dense. Nous traversons des petits villages reculés et observerons la vie quotidienne très rudimentaire de leurs habitants loin de l’agitation touristique de la riviera Maya. On change d’Etat en passant du Quintana Roo au Campeche avec un contrôle de police où il vaut mieux de ne pas plaisanter… A la nuit tombante nous arrivons au "Riobec dreams" à Chicanna. Notre cabane nous y attend pour 2 jours dans la forêt tropicale !    

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Nous mangeons sur place avec quelques autres "explorateurs" venus des 4 coins du monde jouer aux Indiana Jones ! On se couche sous notre moustiquaire pour s’endormir bercés par les bruits de la jungle.

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Jeudi 10 novembre 2011

On avale quelques pancakes avant de partir avec notre guide à la découverte de la réserve de biosphère de Calakmul, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle abrite d’innombrables variétés d’oiseaux, de papillons, de serpents, mais aussi des pumas ou des jaguars… Mais avant de s’engager sur les 60km de route qui sillonnent la forêt jusqu’au site de Calakmul, nous nous arrêtons à Balamku (signifiant le temple du jaguar). On n'y rencontre pas de fauves mais plusieurs singes qui s’amusent dans les arbres en s’élançant d’une branche à l’autre. Etant seuls visiteurs des lieux, ils nous observent d’un œil curieux et semblent se donner en spectacle rien que pour nous. 

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Il s’agit d’un petit site maya qui n'a été découvert qu'en 1990. Néanmoins, c'est sa grande frise en stuc, dite frise de l'Univers, sans équivalent connu, qui en fait tout l'intérêt. Le site fut occupé dès 300 avant notre ère, il possède donc une grande frise en stuc modelé et peint qui couronnait (sur 17 mètres de long et 2,5 mètres de haut) un petit palais, dit Maison des Quatre Rois (en référence aux quatre souverains mayas apparaissant dans la frise qu'il supporte).

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Un gardien nous ouvre une petite porte sur le côté du temple où l’on pénètre pour y découvrir cette incroyable frise comme épargnée par l’usure du temps, laissant encore apparaître des teintes de couleur rouge.  Elaborée entre 550 et 650 de notre ère, elle représente une allégorie de l'ordre de l'Univers : quatre scènes d'ascension (figurant un monstre de la Terre surmonté par un crapaud ou un crocodile, eux-mêmes couronnés par la représentation d'un roi assis en tailleur) se détachent d'un motif linéaire formé de serpents et de jaguars stylisés qui s'intercalent entre elles.
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SUITE DU SEJOUR à lire ici !


Publié à 16:00, le 11/03/2012,
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