Carnet de bord

Sainte Lucie, Saint Vincent et Les Grenadines

 

Je rêvais de dépaysement total, de plages paradisiaques et de plongées dans des eaux turquoises à la rencontre des tortues marines... Mon choix s'est porté sur ces îles, joyaux des Caraïbes : Sainte Lucie, Saint Vincent et les Grenadines

Quelques conseils dans cet article pour s'offrir cette destination avec un budget limité, loin du tourisme de luxe.



Transport : poste important du budget vacances, le choix du vol n'est pas une mince affaire tant l'offre est large. Après quelques recherches sur les comparateurs de vols tels que www.easyvoyage.com ou www.liligo.fr plutôt bien conçus (notamment parce qu'ils proposent un choix de dates flexibles), pensez à fouiner du côté de compagnies telles que www.corsair.fr qui proposent parfois des offres + intéressantes. J'y ai ainsi trouvé une promo pour aller-retour Paris-Sainte Lucie.


Quand on choisit de se rendre dans les îles, à moins de vouloir lézarder sur la plage d'un hôtel All inclusive pendant tout son séjour, il faut ensuite trouver un moyen de se déplacer pour découvrir ces petits morceaux de paradis. Forcément il n'y a pas 36 solutions pour les trajets inter-îles : l'avion ou le bateau. On préférera l'un ou l'autre selon son budget mais surtout selon le temps dont on dispose sur place.


Avion : plusieurs compagnies aériennes locales, des vols très courts relient quotidiennement les différentes îles pour un prix raisonnable, surtout s'il on réserve à l'avance. J'ai ainsi testé http://www.liat.com entre Ste Lucie et St Vincent puis www.svgair.com entre St Vincent et Canouan. Bémol pour la Liat : des retards très fréquents et des changements d'horaires de dernière minute.


Bateau : il existe aussi un service de ferry inter-îles avec un temps de trajet forcément plus long et des fréquences de rotations plus limitées, sauf pour rejoindre Bequia où l'on peut normalement compter sur plusieurs bateaux par jour depuis St Vincent avec www.bequiaexpress.com ou http://admiraltytransport.com/schedule/ (attention toutefois, des annulations sont possibles et les horaires soumis à changement !). Comptez une heure de traversée où vous pourrez côtoyer les locaux qui effectuent quotidiennement le trajet pour leur travail ou leurs études.


Logement : là aussi on peut éviter les complexes de luxe pour choisir des hôtels meilleurs marché, implantés dans un cadre malgré tout très agréable. Voici ma sélection, testée et approuvée :


Sainte Lucie : 

www.aubergeseraphine.com qui présente l'intérêt de situer à 5 minutes de l'aéroport, très pratique pour les vols tardifs ou matinaux. Demandez une chambre avec vue sur la baie.

www.alize-inn.info au nord de Gros Islet, point de départ intéressant pour sillonner l'île, jolies chambres au calme (jusqu'au chant du coq), idéal pour se reposer après une journée de crapahutage.


Saint Vincent : le Paradise Beach hotel http://paradisesvg.com/, qui porte bien son nom... photos à suivre plus bas dans cet article.


Une idée d'itinéraire à travers le récit de notre voyage, mère & fille, d'une dizaine de jours :


Embarquement à bord du vol Corsair à destination de Fort de France. Un second coucou Air Antilles espress nous conduira 8 heures + tard jusque Sainte Lucie. 

Arrivées à l’aéroport GF Charles de Castries nous prenons un taxi jusqu’à l’Auberge Séraphine de l’autre côté de la piste d’atterrissage ! L’hôtel dispose de chambres relativement spacieuses dont certaines ont une jolie vue sur la baie où les petits bateaux de plaisance côtoient les gigantesques paquebots de croisière. 

 

Jour 1 :  SAINTE LUCIE



Nous découvrons (de jour !) le charmant décor qui entoure l’auberge Seraphine avec ses nénuphars en fleurs et ses aigrettes qui sautillent de feuilles en feuilles.  



Notre chauffeur de taxi « Macarius Monrose » est bien au rendez-vous à 8h pour nous promener toute une journée à la découverte de son île. Une adresse mail pour le contacter : anyandeverywhere@live.com

Nous traversons Rodnay Bay station balnéaire très chic et très prisée, puis prenons de la hauteur dans les jolis quartiers résidentiels qui surplombent Gros Islet. Les maisons colorées et sur pilotis rivalisent de beauté et offrent une vue imprenable à leurs habitants (à l’horizon Pigeon Island).

 

Nous faisons ensuite route vers le Sud de Sainte Lucie, par la côte Ouest, en direction de Soufrière. Arrêt photo à Marigot Bay. Théâtre d'un affrontement franco-anglais resté célèbre, cette anse située dans un écrin de cocotiers et de forêt tropicale est désormais un petit paradis pour les voyageurs privilégiés qui viennent y jeter l’ancre. 

 

 

Plus sauvage, Roseau Valley est la plus large plantation de bananes de l’île, elle est traversée par la Roseau River qui se jette ensuite dans la mer. On distingue aussi dans le paysage une distillerie qui transforme la canne à sucre pour produire du rhum. 


 

 

Un peu plus au Sud, Anse la Raye, joli petit village de pêcheurs avec ses maisons en bois peint et ses petits bateaux multicolores. Notre chauffeur s’arrête non loin de là pour nous acheter un pain local tout juste sorti du four et simplement garni de beurre… un délice ! Nous en ferons notre repas de midi !


Nous arrivons à proximité de Soufrière, les deux pitons s’élèvent dans la brume au-dessus de la ville. Petit Piton au nord et Grand Piton au sud, sont des anciens dômes de lave formant deux aiguilles escarpées plongeant dans la mer. A leur gauche on distingue les fumerolles du volcan dont on s’approchera un peu + tard. 

 

 

On commence par la visite du jardin botanique. Au bout du parcours se trouvent les Diamant Falls…



 

 

Ce moment bucolique est suivi par la visite guidée du site volcanique. La caldeira mesure cinq kilomètres de longueur, le centre volcanique de la Soufrière inclue les zones géothermiques de Sulphur Springs et des bouches éruptives. Je suis toujours émerveillée par ces endroits où l’on a un aperçu des entrailles de la terre. L’odeur de soufre est prenante, des marmites bouillonnent à quelques mètres de nous.



Macarius nous conduit ensuite sur un petit sentier de randonnée : « Tet Paul Nature trail » qui offre un panorama splendide sur le Sud de l’île, les pitons et Jalousie Bay. L’effort est récompensé à l’arrivée par une vue magnifique.

 

 

Nous finissons la journée par un bon moment de détente au creux d’une petite anse peu fréquentée où je me précipite pour ma 1ère sortie en snorkeling : masque, palmes et tuba reprennent du service ! 



La route du retour vers Castries est longue et tortueuse. On retraverse la ville animée de Soufrière. Un magnifique voilier mouille dans la baie...



Nouvel arrêt ravitaillement à la boulangerie locale puis détour par l’aéroport pour savoir à quel heure nous devons nous présenter à l’enregistrement le lendemain (verdict = 2H avant le décollage pour un vol d’à peine 30 minutes ! ! !). Nous prenons notre dîner à l’hôtel en profitant de la quiétude du port tout juste animé par quelques fêtards sur leurs bateaux.

 

 

Jour 2 :  SAINT VINCENT

Réveil hyper matinal vers 4h30 ! Notre vol Liat est à l’heure (fait apparemment très exceptionnel, comme nous le vérifierons au retour) mais comme nous n’étions pas assez nombreux à nous rendre à St Vincent ce dimanche, passage obligé par la Barbade. Cela nous fait voir du pays, enfin surtout de l’aéroport et récupérer un peu de monnaie locale pour ma collection ! On essuie une grosse pluie torrentielle éphémère.   

 

C’est donc seulement vers 11h que nous arrivons à St Vincent et les Grenadines. Petite précision géographique : l’archipel est composé d’une île principale, Saint-Vincent, qui représente la plus grande partie du territoire (344 km² sur 389 km²) et de 31 îles plus petites : les Grenadines.

Cet archipel, comme toutes les îles de la région-est des Caraïbes est d’origine volcanique avec un paysage typique où alternent des montagnes très escarpées et de profondes vallées, le tout recouvert d’une épaisse forêt tropicale. Saint-Vincent présente essentiellement des côtes de sable noir dû aux expulsions de lave, les autres îles offrent au contraire de magnifiques plages de sable clair aux eaux transparentes.

« Sam » (agence de taxi contactée depuis la France, contact: sam-taxi-tours@vincysurf.com) nous attend pour nous conduire au « Paradise Beach Hotel », non sans m’avoir fait une petite frayeur avant puisqu’il pensait que l’hôtel était déjà fermé à cette saison ! ! ! Nous sommes donc rassurées en arrivant à l’accueil de constater qu’il s’est trompé de plusieurs semaines !

 

Nous découvrons notre jolie chambre, idéalement située les pieds dans l’eau, avec une vue privilégiée sur Young Island depuis notre terrasse. 

 

 

             

 

Pensant prendre un poulet rôti - frites à midi, on se retrouve avec deux énormes assiettes d’un plat local trèèès copieux. Dans la gastronomie des Caraïbes, le rôti est en fait une crêpe de farine comme une tortilla mais en plus légère, remplie de divers aliments dont du poulet au curry. Impossible d’en venir à bout !

 

 A 14h, Lionel (un des chauffeurs de « Sam Taxi tour ») vient nous récupérer pour une balade de quelques heures à proximité de la capitale Kingstown. Cette ville, où vit ¼ de la population de l’île, a un caractère très britannique avec ses maisons victoriennes en briques du XIXè siècle, ses rues pavées et bordées d’arcades.


On commence par la visite du jardin botanique, le + vieux de la région puisqu’il date de 1765. Il s’est admirablement développé grâce à la fertilité de son sol, constitué d’alluvions volcaniques et rassemble toutes sortes de plantes exotiques qu’un guide local nous fait découvrir. 
Il abrite également quelques espèces animales comme le perroquet de St Vincent, emblème de l’île.


 

 


On se rend ensuite à Wallilabou, le lieu du tournage de « Pirates des Caraïbes ». Des éléments de décor du film sont toujours présents. Ni Johnny Deep, ni pirate à l'horizon mais une tortue de terre monte la garde !

 


Et pour finir nous grimpons à Fort Charlotte, bâti en 1806 par les anglais en haut d’une falaise. Le fort n'a pas été construit pour protéger l'île d'éventuels envahisseurs mais pour surveiller les habitants de ces terres colonisées, c’est pourquoi ses canons sont tournés vers l’intérieur et non vers la mer. Il abrita également une prison réservée aux femmes. 



La vue est légèrement embrumée mais on distingue au loin l’île de Béquia où nous irons mardi, ainsi que le relief de St Vincent noyé dans l'épaisse fôret tropicale qui cache le volcan. 


 

Après cette nouvelle journée bien remplie, nous dînons à l’hôtel en admirant le coucher de soleil puis les lueurs des bateaux qui mouillent dans la baie, à la nuit tombée. Puis on s’endort bercées par le bruit des vagues.  




Jour 3 :  SAINT VINCENT

Matinée consacrée à la plongée sous-marine en ce qui me concerne et au fariente pour Maman ! Je pars avec un couple de jeunes suisses à bord du bateau de «Dive St Vincent » (
http://www.divestvincent.com/pour deux plongées d’exploration sur la côte Ouest de l’île. 

 


Retour ensuite à Villa beach, le centre de plongée est à une dizaine mètres de notre hôtel. Après le repas, j’ai la grande idée d’aller faire un peu de snorkeling le long des rochers qui bordent notre plage.


 

J’y trouve des espèces sympa à photographier… au milieu des oursins… auxquels je finis par me piquer ! Jolie tache bleue sous la peau et morceau d’aiguille en souvenir dans ma cheville !

 

Deux femmes de la police du tourisme s’acharnent alors à coup d’épingle à nourrice sur mon pied pendant qu’un jeune du coin me désinfecte avec… sa bouteille de rhum ! Ils insistent tous pour me convaincre que le meilleur remède reste l’urine et mon gentil secouriste va jusqu’à me proposer ses services que je décline poliment !

Après ces émotions et une bonne douche, nous finissons donc sagement cette journée sur la terrasse de l’hôtel !  

 

                                  

  

 

Jour 4 :  BEQUIA


 

Sam vient nous récupérer à l’hôtel pour nous déposer aux docks de Kingstown où nous prendrons le ferry pour l’île de Bequia. Ces bateaux, qui ne sont plus de première jeunesse, brassent essentiellement une population locale qui fait l’aller-retour dans la journée, tout comme nous.


 

Un peu de houle, ça balance pas mal à mi-parcours ! Mais les côtes de Bequia se profilent vite à l’horizon et nous débarquons à Port Elizabeth au bout d’une heure de traversée.



Les premiers habitants de Bequia étaient les Indiens Arawaks qui furent suivis par les Caraïbes. À la fin du 16è sicèle, les Indiens s'allient aux esclaces fugitifs (les « Caraïbes noirs ») pour repousser avec succès les colons anglais et français.
Au début du 18è siècle, les Français mettent la main sur l’île de St Vincent toute proche et s'établissent sur Bequia pour la culture du coton, de l'indigotier, de la canne à sucre et la production de chaux. En 1763, le traité de Paris met fin à sept ans de guerre entre Français et Anglais et malgré un bref intermède français en 1779, Bequia passe aux mains des Britanniques. Des colons anglais, irlandais, écossais, portugais, asiatiques arrivent alors sur l'île et s'ajoutent aux Français déjà présents.

Un open-backed taxi (missionné par Sam) nous récupère à la descente du bateau et nous conduit tout d’abord sur les hauteurs de Fort Hamilton d’où des canons protègent toujours symboliquement l'île. 

 

 

 La vue sur la baie Admiralty est splendide.

 

 

Puis nous traversons l’île en longeant les anciens champs de canne à sucre, autrefois la principale richesse de Bequia. Suite au départ des riches planteurs, les habitants les plus pauvres se sont reconvertis dans la pêche à la baleine. Après la 2nde Guerre Mondiale, Bequia se tournera vers le tourisme grâce à ses plages de sable blanc, ses récifs coraliens et sa forêt tropicale.

 

Nous aurons l’occasion d’admirer les villas d’étrangers fortunés un peu + tard dans la journée. Pour l’instant la priorité est la visite du « Old Hegg Turtle Sanctuary » ! Un passionné et ardent défenseur de la sauvegarde des tortues de mer a créé cette réserve.  

 

 

M. Orton King pourrait parler pendant des heures de son combat acharné pour protéger ces espèces menacées. Il surveille les œufs, recueille les bébés tortues à leur naissance et leur permet de grandir dans cet espace protégé des prédateurs (animaux mais malheureusement aussi humains). Il les relâche en mer au bout de quelques années, quand elles sont devenues moins vulnérables. Surtout il tente de faire passer un message auprès des jeunes générations pour qu’elles aient conscience de la fragilité de notre environnement et pour que nos enfants aient aussi la chance un jour de nager aux côtés de ces merveilleuses créatures.


 

Voici le lien vers le site internet de la réserve : http://turtles.bequia.net

 

Après ces moments intenses auprès de mon animal fétiche, nous remontons dans notre véhicule pour prendre de l’altitude au sommet de Mont Pleasant. Un panorama à 360° s’offre à nous.



Publié à 23:21, le 20/01/2014,
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